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Échec et Stats !

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L'échec comme impensé stratégique organisationnel

GestionDecision

Á travers notre engagement professionnel et citoyen, nous cherchons inlassablement à débusquer les mille et une voies de l'imposture pour faire reculer l'indigence en Haïti. Nous insistons à croire que le bug du logiciel haïtien résulte d'un immense impensé structurel qui domine la culture des affaires et pervertit les attitudes et comportements professionnels.

Comme une écharpe de plomb condamne à la lenteur celui qui la porte, sous le poids de cet impensé structurel, tout devient improbable, Tout stagne dans une déconcertante inertie et condamne à une totale impuissance. Tout s’effrite et se dé-liquéfie au nom d’une érosion qui sacrifie le collectif sur l’autel des intérêts individuels. Il en résulte une dynamique contraire à la loi naturelle du progrès qui vient entraver ainsi l'éclosion d'un écosystème organisationnel et humain apte à faciliter l’émergence d'un leadership responsable et éthique.

Ce ne sont pas seulement les comportements des hommes politiques qui reflètent cet impensé structurel. Les comportements professionnels en portent aussi la trace. Et cela affecte toute l’activité des organisations et toute la performance du collectif.  Oui, nous n’avons de cesse de le dire, l'indigence haïtienne n'est pas que politique. Elle est surtout une composante structurelle de toutes nos organisations, elle est une valeur sûre partagée par la majorité des acteurs. Et pour cause, car elle est au service d'un système dont elle assure la reproduction. C'est d'ailleurs ce qui explique la totale défaillance de nos institutions et de nos organisations.

C’est si vrai, que l’équation de l’échec haïtien doit être modélisée dans sa complexité en tenant compte de l'ambivalence d’un contexte organisationnel et humain qui reste défaillant malgré la technicité de l’expertise mobilisée. Ce paradoxe peut être modélisé par un système d'équation qui explique le fonctionnement d’une certaine variable duale appelée Expertise-Échec qui transforme tout en son contraire.

Ah, l'étonnant paradoxe d'un continuum humano-organisationnel célébrant l'indigence sur fond d'imposture et d’escroquerie ! Ainsi, en ce lieu, plus l'expertise est renforcée, plus le système est conforté dans ses défaillances et ses déficiences. Plus on célèbre la résilience, plus l'échec est total et l'indigence est palpable. Il doit bien y avoir un bug dans le logiciel de l’expertise au chevet d’Haïti.

Les cruelles faiblesses d'un puissant outil d'aide à la décision

C’est pour l’identifier et le corriger que nous lançons aujourd’hui l’alerte sur l'impensé structurel qui traverse les activités des domaines des activités de l’informatique et de l'analyse statistique en Haïti.

On nous a toujours dit que l’informatique et la statistique étaient des outils qui garantissaient la performance des projets, tant elles cherchaient toujours à objectiver leur pertinence en apportant une grande transparence pour une totale imputabilité. En effet, s'il est une activité reconnue comme essentielle à toute démarche de gestion et à tout outillage de structuration de la prise de décision, c'est bien l'activité informatique et statistique.

Dans l’euphorie de cette reconnaissance, nous avons oublié de préciser que l’informatique et la statistique restent surtout des outils qui desservent une certaine stratégie, une certaine vision de l’organisation dans la recherche d’une cohésion sociale certaine. Comme pour rappeler une fois de plus que la qualité reste essentiellement et toujours une affaire de contexte.

Et c’est sans doute pourquoi ces outils n’intègrent pas encore les priorités du modèle décisionnel pour constituer les fondamentaux de support de la culture organisationnelle en Haïti. De fait, en Haïti l’informatique et les statistiques sont utilisées comme des outils auxquels on recourt par nécessité, par dépit et non par souci de performance, par conviction managériale en quête de culture probante pour la gestion des affaires. C'est sans doute pourquoi les fonctions statistiques et les fonctions informatiques ne siègent pas au niveau de la stratégie dans le modèle organisationnel et dans la vision managériale des décideurs haïtiens. Souvent, par incompétence managériale ; mais toujours par culture d’opacité, elles sont déléguées au rang d’activités subalternes dotées d’une simple mission de dépannage sinon d’enfumage.

Ainsi, pour l’informatique, en Haïti, on se contente souvent de recruter n’importe qui, puisque c’est au hasard d’une panne, d’une difficulté d’utilisation qu’on fera appel à l’informaticien. De fait, il n’est pas inexact de dire que dans l’administration publique haïtienne les postes informatiques sont ceux occupés par le plus de charlatans. Ils se classent en deux extrêmes : les incompétents hideux et les incompétents pompeux.

Les premiers sont souvent des hommes de mains des politiques qui les placent et les casent sur l’échiquier institutionnel comme des pions pour programmer l’échec du service public. Les seconds ont souvent fait de soi-disant brillantes études, mais ne connaissent que les concepts et les anecdotes informatiques. Des fondamentaux de l’informatique pour la gestion ou la prise de décision, ils connaissent tout en général, mais rien en particulier. Ils n’ont jamais planifié et conçu le développement d’un outil informatique, mais sont dans toutes les colloques, dans tous les séminaires et sont le plus souvent les seuls qui interviennent dans les médias pour parler d'innovation numérique. Leur spécialité, le vedettariat technologique, ils animent annuellement les mythes de l’E-To-TECH. Ils sont le plus souvent responsables de firmes informatiques et remportent de juteux marchés par le biais de leurs accointances. Le plus souvent, ils ont aussi un profil d'arnaqueurs et de braqueurs, et volent les idées des autres qu'ils s'évertuent à présenter comme les leurs.

Au contraire des hideux, ces pompeux incompétents sont des hommes et des femmes au service du secteur privé, on les retrouve aussi comme consultants dans les institutions publiques et collaborent avec de puissantes ONG. Ce sont les fous qui veillent sur la stratégie de l’échec du service public en orientant tous les projets vers des intérêts privés sans aucune valeur ajoutée. Tous font la sale besogne de bloquer dans les organisations et les institutions les projets qui portent un brin d’innovation et de performance. Comment ne pas s'étonner qu'après plus de 15 ans de sommets E-To-Tech en Haïti, soutenus par toutes les personnalités médiatiques, politiques et organisationnelles, il n'existe pas un outillage technologique adapté pour le service public de la justice ? Pourquoi les organismes comme la Cour Supérieure des Comptes, l'Unité de Lutte Contre la Corruption, l'Unité Centrale de Renseignement Économique et Financier ne disposent-ils pas de véritables systèmes d'information leur permettant d'anticiper et de maitriser les risques portant sur les activités économiques douteuses qui nous valent d'être des champions de la corruption ?

La raison est simple, dans l'écosystème organisationnel et culturel haïtien, l'informatique n'a pas de vocation de performance et de transparence. Elle est un outil d'imposture et d'enfumage qui est utilisée soit dans un grand déni méthodologique, soit comme accessoire pour garantir le succès d'intérêts privés au détriment du collectif. Je ne serai pas aussi tranché sur les statistiques qui sont un peu plus sollicitées, même si ce n’est que de façon ponctuelle et assez superficielle. J’ajouterai même que s’il est vrai que dans le domaine informatique, le premier utilisateur de logiciels, disposant d’appui de puissantes personnalités politiques, peut se voir propulser au rang d’expert dans l’administration publique, ce n’est pas sans obstacle au niveau statistique. Car, si l’imposteur informaticien peut, sans se faire repérer, couler des jours heureux dans l’ombre de son bureau, sans mettre à l’épreuve son improbable expertise par inactivité stratégique, le statisticien devra passer l’épreuve de l’analyse et révéler tôt ou tard ses compétences ou ses mécréances. Au fond, c'est parce que les bailleurs et les donateurs mettent un point d'honneur à exiger pour la forme des rapports et des justificatifs. La statistique devient donc un outil de commun usage pour d'improbables missions de suivi et d'évaluation qui ne sont jamais effectifs quand il s'agit de détournement de fonds et d'élections frauduleuses.

On admet donc qu’il est nécessaire d’être un tant soit peu familier avec les méthodes statistiques pour comprendre le jargon du métier et parvenir à mettre en place un processus d’analyse de données. Toutefois, en termes de performance, cette connaissance n’apporte rien de significatif pour les domaines problématiques étudiés et analysés. Évidemment, ce n’est pas toujours la faute des statisticiens dont le plus souvent les compétences se réduisent non à de vraies activités de modélisation statistique pour la prise de décision, mais à l’exécution en boucles de calculs et d’opérations statistiques élémentaires. Dans ce contexte, on ne peut oublier que tous ceux qui ont dirigé, officiellement ou officieusement, le centre de tabulation prévu pour assurer le contrôle de qualité du processus électoral haïtien sont de brillants statisticiens qui ont toujours failli à leur mission. On ne peut non plus passer sous silence le fait que de nombreuses études, conduites par de grandes firmes informatiques qui raflent tous les contrats par leurs accointances mafieuses, ont validé tous les projets sociaux et éducatifs qui n'ont été que de grandes arnaques politiques et sociales comme Kore Etidyan, Ti Manman Cheri, Psugo. Tous ces projets ont passé les tests statistiques qui les ont jugés conformes à de grandes innovations sociales. 

Pour ces statisticiens, la démarche d'une étude statistique répond d'abord à une commande payée par un demandeur et qu'il faut toujours satisfaire pour ne pas perdre d'autres opportunités. Pas question pour eux d'objectiver la pertinence de l'étude pour en faire ressortir les éventuels points de défaillance. Sur le domaine des activités statistiques en Haïti, on ne cherche pas à frustrer le bailleur et celui qui commande.

Ainsi, on peut conclure que de nombreuses études conduites par des firmes et par des consultants aux compétences statistiques irréprochables n'ont pas permis de prendre les décisions opportunes pour optimiser, corriger, améliorer les processus et les activités des organisations. Si toutes les statistiques des organisations internationales relèguent Haïti au dernier rang en matière de performance des politiques publiques et au premier rang en matière de corruption, il faut se doter de courage pour questionner l’activité statistique nationale.

Á quoi servent les statistiques en Haïti ? Qu’apportent-elles comme valeur ajoutée aux études qu’elles éclairent ? N’y-a-t-il pas une sous-utilisation de la fonction statistique en raison même de la nature corrompue de l’écosystème organisationnel qui refuse la transparence ? Comment la statistique peut-elle être performante dans un écosystème où l’information est déstructurée, inexploitée ? 

Domaine d’activités Stratégiques ou Domaine d’Analyse statistique :
Ces questions ouvrent une vraie boite de Pandore et peuvent nous amener encore davantage d’animosité comme c’est le cas pour tous ceux et toutes celles qui disent la vérité dans un lieu où l’imposture domine et fait la loi. Pourtant, si on tient compte qu’à travers ces questions, nous ne cherchons qu’à dissiper un puissant enfumage, elles apporteront un vibrant éclairage pour les activités de gestion et les processus de décision en Haïti.

Nous essayons simplement de dire par là que l’activité statistique, comme étape finale du cycle de gestion de l’information, doit être intégrée dans une dimension stratégique de l’organisation. Au vrai, la performance d’une organisation ne repose que sur la cohérence de ses processus organisationnels et de ses documents d’activité et aussi sur l’articulation entre la stratégie, le cycle de gestion de l’information pour crédibiliser le processus décisionnel. Toute la richesse et tout le potentiel de performance d'une institution se trouvent dans son système d'information et dans sa revue documentaire. Ce n'est pas sans raison que la gestion des données factuelles est toujours inexistante là où tout est défaillant et là où règne la corruption. La corruption a besoin de cécité, de surdité et de médiocrités pour ses succès. Pour réduire ses risques, désarticuler ses réseaux de complicités et couper ses tentacules, il faut agir en amont et structurer le système d’information des organisations.

Pour y parvenir, il faut intégrer la statistique et la gestion de l’information dans la vision stratégique de l’organisation. C’est par cet outillage technologique et méthodologique qu’on pourra faire remonter l’information stratégique, comme valeur suprême, pour donner du sens au continuum humano-organisationnel.

En conséquence, on ne peut plus se contenter de mettre en œuvre de petites analyses statistiques pour alimenter les rapports dédiés aux bailleurs et justifier certaines activités sans s’intéresser à leur pertinence, leur cohérence ou leur performance. Une analyse statistique réussie n’est pas celle qui aboutit a la disponibilité d’un tableau d’indicateurs et de jolis graphes pour illustrer et agrémenter les rapports que souvent on ne lit même pas. Une analyse statistique réussie est celle qui parvient à construire le lien intelligent entre la problématique de l’étude et l’interprétation des données pour objectiver une prise de décision pertinente. Et pour apporter du sens à des données d’enquête, il faut un peu plus que la simple connaissance des méthodes statistiques ou la maitrise d’un logiciel d’analyse de données. Il faut une compétence transversale capable d’assurer une intelligente reliance entre stratégie, processus organisationnels, information et statistique.

Il faut une immense synergie entre différents métiers, différents processus pour construire un écosystème organisationnel qui garantit l’émergence d’une culture de la performance. La gestion de l’information, la maitrise des processus organisationnels, la structuration des systèmes d’information documentaire des organisations, la gestion des documents d’activité, la culture de la prise décision par les données probantes sont des valeurs sûres du domaine d’activité stratégique de toute organisation performante. Elles cristallisent la brique de l’intelligence du continuum humano-organisationnel qui n’a de sens que s’il évolue dans le sens du progrès et apporte de la cohésion au collectif qui en fait partie. 

Donc, pris sous cet angle, il y a très peu de succès à comptabiliser sur le domaine des activités informatiques et statistiques en Haïti. Et comme toujours, quand l'enfumage rayonne, c'est l'éclairage qui en pâlit. Ainsi, quand l’informatique et la statistique désertent la stratégie pour se confiner dans des fonctions de dépannage, de support ou de vedettariat technologique en mode MytheToTech, il reste peu de place pour la performance. Au vrai, les défaillances institutionnelles que nous connaissons en Haïti sont, d’une manière ou d’une autre, liées à des contreperformances informatiques, des mécréances statistiques, des incohérences processuelles aboutissant à des déficiences informationnelles et à des errances décisionnelles. Ainsi l’Informatique et la Statistique sont utilisés dans un grand déni méthodologique pour maintenir une imposture technologique au service d’une stratégie d'échec et d’escroquerie.

Ce texte n'est pas une simple provocation comme on pourrait le croire à première lecture et à courte vue. Il assure la promotion d'une culture de la performance basée sur la structuration du système d'information comme élément de cohérence stratégique. Il cherche à dimensionner la gestion des processus organisationnels à travers l'information statistique  pour objectiver la prise de décision, garantir l'effectivité de la performance pour assumer en toute imputabilité les responsabilités.

Que ce soit pour la gestion des risques, la cohérence des processus organisationnels et des documents d'activité, la délivrance et l'optimisation des services, la pertinence de la prise de décision, toute la stratégie d'une organisation performante doit s'aligner sur une double culture : une qui encourage la gestion probante des données et une autre qui consacre la primauté à une éthique de la responsabilité.

Cette double culture cristallise l'ultime quête de toute intelligence pour assurer la cohésion dans un collectif  : décider en toute objectivité et assumer en toute responsabilité. Ainsi, nous croyons que tous les cursus de formation académique et professionnelle en Haïti devraient intégrer prioritairement deux modules d’enseignement.

  • Un module de formation qui prépare à une bonne compréhension du rôle de l'information stratégique dans la prise de décision. 
  • Un autre module de responsabilité éthique qui apprend à réfléchir et à confronter différents choix à différentes impasses pour intégrer dans le bagage du citoyen et du professionnel la culture du choix éthique comme composante intrinsèque de toute prise de décision et comme base d'harmonisation de ses rapports avec l'autre.
La lutte contre la corruption et l'engagement pour la performance organisationnelle requièrent une dynamique reliante et une approche gobale, systémique. La veille informationnelle, les repères éthiques restent les axes stratégiques dominants de cette approche, de cette culture, en ce qu'ils permettent de s'inscrire durablement dans la prévention et l'anticipation des risques. Á date, ce sont les seules méthodes intelligentes dont nous disposons. Il est utile à ce stade de rappeler que ce n'est pas l'action en soi qui importe, mais la cohésion qu'elle apporte à travers la connaissance qui la soutient. De toute certitude, aucune action intelligente n'est possible sans la mobilisation  e la conanissance qui passe par la mise en contexte de l'information.

Nous ne cessons de soummettre de pertinentes propositions pour construire, avec des parties prenantes interessées, un partenariat durable portant sur ces thématiques à enjeux instituionnels et citoyens. Nous partageons nos vues régulièrement avec des établissements universitaires, des institutions de service public, des organismes de la société civile, les médias, les aossiciations professionnelles. Malheureusement, comme nous n'avons pas de réseau de financement et d'accointances, nos suggestions restent ignorées. De toute évidence, comme sur le plan politique, c'est vers une refonte de la stratégie organisationnelle qu'il faut porter ces outils pour qu’ils soient en reliance avec un incessant besoin d'innovation. Objectivement, cela passe par une nouvelle culture d'affaires, un nouveau management, une nouvelle mission du service public, une nouvelle gouvernance d'entreprise, de nouveaux professionnels pour faire vivre une nouvelle écologie de valeurs afin de renforcer les digues pour combattre l'érosion de cet immense impensé culturel qui nous déshumanise.



Erno Renoncourt


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